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L'évolution dans le domaine des nouvelles technologies se fait à un rythme effarant. On envisage, dans quelques années, que les ordinateurs conduiront des voitures. L'univers du cybertravail est en pleine expansion. Les ordinateurs parlent et obéissent aux commandes vocales. Il est possible de faire des achats, des transactions bancaires, de suivre des cours etc. et ce chez soi, grâce au réseau Internet. Toutes ces nouvelles possibilités transforment notre quotidien, nos loisirs, notre travail. Elles modifient aussi considérablement l'horizon des personnes qui ont des déficiences physiques (motrices et sensorielles) (Chiang, 1994; Forand, 1995; Khalfan, 1992; MacKinnon et al, 1995; Marwick, 1993). Elles peuvent offrir des voies inédites pour améliorer leur qualité de vie, leur autonomie dans la réalisation des habitudes de vie ainsi que leur participation sociale. Grâce aux nouvelles technologies, les personnes qui ont des incapacités peuvent vivre à domicile en étant moins dépendantes et plus en sécurité. Elles peuvent plus facilement s'intégrer à la vie sociale, au réseau scolaire et au marché du travail (Carey & Sales, 1994; Clement, 1992; Malmsborg, 1995; Vanderheiden, 1995). Les applications des nouvelles technologies dans le secteur de la réadaptation en déficience physique est donc un champ de recherche prometteur avec des retombées tangibles pour la clientèle. Diverses réalisations sont déjà à inscrire aux registres de la pratique clinique et de la recherche en faveur de la participation sociale à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ). À titre d'exemple, les initiatives orientées sur l'accès à l'ordinateur, le contrôle de l'environnement ou encore l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et des télécommunications comme facilitateurs du maintien en emploi des personnes ayant des incapacités, illustrent bien les efforts consentis dans ce champ. Des cliniciens et des chercheurs oeuvrant dans ce domaine ont ressenti le besoin de mieux concerter leurs actions en proposant la création d'un axe de recherche. Cette proposition vise à structurer le travail d'équipe de chercheurs et de collaborateurs tout en assurant, d'une manière ou d'une autre, que l'utilisation du potentiel de ce secteur de pointe, bénéficie aussi aux personnes qui ont des incapacités. Ainsi, l'axe de recherche proposé s'articule autour de trois thèmes ou dimensions qui leur sont rattachés.
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